22 novembre 2009

Urgences (2)





Oui. Il y a quelques jours je pondais un article intitulé Urgence. C'est dommage. J'aurais pu le garder pour aujourd'hui, j'ai passé l'après midi aux urgences pour mon fils. Qui avait un gros pied. A cause du trampoline. Qui n'était pas où il le pensait.

Mais en fait c'était pas grave. C'était pas cassé.

Alors je vous mets une photo de mon xaphoon,

20 novembre 2009

Fake




Ce beaujolais a un goût prononcé de chianti.

Ce qui n'explique pas que la pizzeria dans laquelle je fais mon pélérinage de fin de quinzaine ne s'appelle pas la Via Roma ou l'Amaretto mais le Bornéo.

Ce qui n'explique pas non plus que deux personnes viennent d'y entrer avec des bas sur le visage. Sans arme. Mais suivis d'une troupe bizarrement acoutrée.

19 novembre 2009

J'y croyais, pourtant.





Vous m'aurez tout fait, hein ?

18 novembre 2009

Haddock




Moi, le matin, c'est mon téléphone qui me réveille. Il est gentil, hein ?

Il me joue "house rent boogie" de John Lee Hooker.

Et après "crawling king snake".

Mais ce matin, il m'a réveillé avec une des sonneries moches dont il a le secret.

Alors me gonflez pas trop !

17 novembre 2009

Habitude




Je recycle. Faut pas gaspiller.

16 novembre 2009

Urgences





J'ai failli oublier de faire un article. Failli. Seulement failli.

15 novembre 2009

Blind Willie Johnson





Quoi ?

Il y a une loi empêchant d'intituler un article de blog "Blind Willie Johnson" ?

- Posted. Oui, posted.

14 novembre 2009

Régularité





La régularité est la la vertu du bogueur. Tous les matins je me le répète. Inlassablement.



- Posted. Oui, posted.

13 novembre 2009

Diététique





On dira ce qu'on voudra, mais la pizza est un plat délicieux et équilibré. Contrairement à moi qui ne suis ni équilibré ni une pizza.

Délicieux oui, je le suis .

12 novembre 2009

L'usage du monde

... Au dos de l'enveloppe, il était écrit : "mon accordéon, mon accordéon, mon accordéon ! "




26 août 2009

Festivus




Vous aurez bien sur noté l'absence de rapport entre notre illustration et le sujet.

Je suis un terrible fainéant. Mais j'ai un certificat médical, alors, ...

Je suis toujours en train de lire Festivus-festivus de Muray, mais je vais quand même pondre deux ou trois remarques.

La première, que ce soit dit, c'est qu'il est bien agréable de lire des choses dérangeantes. Que ça fait un certain temps que je n'avais pas lu un auteur à la pensée originale ( mais je ne lis après tout pas grand chose ).

Ensuite, pour la forme, le livre est sous-titré "entretiens avec Elisabeth Lévy". Ça aurait été plus judicieusement sous-titré "cirage de pompes par ...", voire "ponctuation par ...".

On s'en fout un peu.

Sur le fond, par contre, on peut se demander si Muray n'est pas obsédé par Delanoë. Soit il ne s'intéresse qu'à Paris, soit il a un compte personnel à règler. Je vise en particulier le passage sur les "ahuris à roulettes", rollers ou cyclistes. Il n'a pas absolument tort, sauf qu'il oublie qu'à la place de ceux-ci, on n'a qu'une alternative : les ahuris en voiture. Et moi, entre deux cons je choisis le moins gênant, le ravi le moins dangereux.

En conclusion provisoire, oui, on vit dans un monde de merde, et ce n'est pas près de s'arranger. Mais ça ne date ni d'aujoud'hui ni d'hier.

19 août 2009

J'ai tué un petit animal






Oui, ben c'était lui ou moi.

Enfin si j'avais surmonté ma peur probablement ancestrale, on aurait pu s'arranger. Sauf si sa peur ancestrale à lui avait été plus forte que ma maitrise ancestrale de ma peur à moi.

C'était en été, en début de soirée, mon épouse, mon fils et moi rentrions du dur labeur de fournisseur en souvenirs pour touristes. Je m'en souviens car à l'époque, nous avions les moyens d'une femme de ménage ( non non, je vous vois venir, pas au noir, chèque emploi service et tout ).

On se gare dans la cour, je vais ouvrir la porte d'entrée pendant que ma femme tient la porte pour que le nain sorte ( c'est une petite voiture, appelée 3 portes car elle en a 2).

Je tourne la clé, en secouant la poignée, c'était de la construction un peu au rabais, ça fonctionnait assez mal.

Au rabais, mais avec quand même un volet roulant intégré dans l'épaisseur du mur au dessus de la porte. Vous voyez le genre, il y en a plein de ce genre de maisons des années 90 autour des villes et villages.

Non, on ne s'en fout pas, c'est important pour la suite le volet roulant, enfin peut-être, en fait je n'en sais rien.

Je pousse la porte, je rentre, et au moment de passer sous la fente d'où sort le volet quand on le baisse, je me prends une vipère sur l'épaule gauche.

Très courageux, vous me connaissez, je hurle et bondis en me secouant.

Panique de tous les côtés. Ma femme se planque avec le gosse derrière la voiture, la vipère se planque sous le meuble près de la porte en hurlant (ça hurle bizarrement, ces trucs, en fait pour le décrire, vous imaginez un "sifflement" de serpent, mais plus fort).

Moi, je me recule un peu ( deux cents mètres ) et je me baisse pour voir la bête, qui s'agitait dans tous les sens, quasiment debout par moments derrière le meuble, par moments entortillée sur le sol.

Je l'avoue, je n'ai pas réfléchi très longtemps, le garage était à côté, j'ai pris l'espèce de bêche en demi-cercle qui sert à trancher les bords de pelouse et j'ai construit deux vipères avec une seule.

"Ça" a continué à s'agiter un moment et puis plus rien.

Avec la "bêche", j'ai évacué les deux bouts dans un fossé proche, et je leur ai rendu un hommage discret mais sincère le lendemain en promenant le chien.

Oui, et bien j'ai avoué, je suis à moitié pardonné. Et l'autre moitié je m'en charge.

Et puis qu'est-ce qu'elle fichait là, aussi, au dessus de la porte ? Je fais ça, moi.

Il ne m'a fallu que quelques jours pour repasser cette porte sans y penser. Le courage, c'est inné.

La femme de ménage qui avait du passer là vingt fois dans l'après midi a un peu blanchi quand on lui a raconté.

Ceci étant, j'habite maintenant une "maison de ville", pour laquelle le jardin est totalement inaccessible de la route, ce qui ne protège pas d'éventuelles vipêres qui sauraient bien se débrouiller, mais interdit, et c'est mon problème, toute entrée naturelle de hérisson.